Somptueuse ferme en L dans le Brabant Wallon

C’est dans une ancienne ferme, située à seulement une demi-heure de voiture de bruxelles, qu’Annabelle et Luc ont trouvé leur petit paradis sur terre. Avec leurs enfants et leurs trois chevaux, ils y profitent aujourd’hui du havre de verdure qu’ils y ont créé.

Ecuries

Annabelle et Luc ont découvert cette ferme il y a treize ans. « À l’époque, nous n’étions pourtant pas vraiment à la recherche d’un nouveau logement, concède la maîtresse des lieux. « En effet, nous habitions déjà dans un environnement bucolique. Mais sur recommandation d’un proche, nous sommes quand même venus jeter un œil. Et là, ce fut le coup de foudre. La présence d’écuries qui nous permettraient d’héberger nos chevaux sans plus devoir les mettre en pension constituait un atout indéniable. Pourtant, c’est avant tout la situation qui nous a séduits : tranquille, au cœur de la nature, au fond d’une impasse, avec un magnifique jardin et une grande prairie… Les visiteurs nous disent souvent qu’en arrivant ici, ils ont l’impression d’atterrir dans un autre monde. Nous ressentons exactement la même chose. »

Sans entrepreneur

« C’est une traditionnelle ferme brabançonne en L, précise Annabelle. « Elle date du début du siècle passé et a été transformée dans les années 60. Avant nous, les lieux étaient occupés par une famille anglaise. Le bâtiment était donc habité et habitable, mais il y avait malgré tout du pain sur la planche. Si des interventions structurelles n’étaient pas nécessaires, nous avons néanmoins rénové le toit – avec des tuiles vieillies pour préserver le caractère authentique –, amélioré l’isolation, installé des fenêtres à double vitrage et croisillons et abattu des cloisons. Étant donné qu’il faisait très sombre, nous avons peint les poutres et les lambris du séjour en blanc. Initialement, nous avions fait appel à un entrepreneur pour effectuer les travaux. Mais, finalement, il s’est uniquement occupé du gros oeuvre, et nous avons donc coordonné le reste nous-mêmes, en nous entourant bien sûr d’hommes de métier compétents. »

Pure nature

D’une généreuse superficie au sol de 300 mètres carrés, l’habitation compte de surcroît deux étages. Le rez-de-chaussée abrite une entrée, un grand séjour avec salon, un espace living et cuisine, un bureau, et une grande chambre à coucher avec dressing et salle de bains. Un escalier mène du séjour au deuxième bureau, installé dans la mezzanine. Derrière celui-ci, on découvre quatre chambres à coucher – pour les enfants et les invités – et deux salles de bains. « C’est une maison de style cottage, comme on en rencontre dans la campagne anglaise, explique Annabelle. « J’ai toujours apprécié ce style, nous avons une prédilection pour les matériaux naturels – le métal, la pierre et le bois – et les couleurs sobres. Ainsi, la part belle est laissée à la palette de couleurs du jardin. En mai notamment, quand les azalées et les rhododendrons sont en fleurs, nous assistons à un vrai festival de couleurs. »

Charme unique

Annabelle a également donné un cachet personnel au mobilier et aux accessoires. « Une partie vient du Vietnam, où mon époux possédait autrefois une entreprise qui fabriquait des meubles en bois recyclé, explique-t-elle. « D’autres pièces ont été glanées lors de nos nombreux voyages en Afrique et en Asie. Mais j’ai aussi mes enseignes préférées – principalement Flamant – et j’aime écumer les brocantes et les marchés à la recherche de trésors uniques, qui racontent une histoire. Je rêvais d’une maison dans laquelle on peut vivre, pas un showroom! Raison pour laquelle j’ai préféré me passer des services d’un décorateur et tout faire seule. Je n’y ai pas consacré énormément de budget ; avec un peu de patience et de créativité, on peut faire des miracles. Cela a créé un charme unique dont je suis particulièrement fière. »

Source  MAISONS De Charmes octobre/novembre 2015 | Texte Jan De Vos | Photos Claude Smekens