Fermette aux détails exotiques

Dans une ruelle pittoresque, derrière l’église du village, une vieille fermette a été rénovée au goût de ses habitants. L’intérieur paisible a été ponctué de souvenirs qui contribuent au caractère intime des lieux.

Accents particuliers

Karin voyage beaucoup et cela se reflète dans son intérieur. Dès le pas de la porte, nous tombons nez à nez avec une lampe ramenée de Bangkok et un tableau d’un peintre thaïlandais. Des accessoires de ce genre personnalisent toute la maison.

Digne d’un hôtel

Cela fait cinq ans que Karin et Herman vivent dans leur charmante fermette, qui fut construite il y a plus d’un siècle. Après l’acquisition du bien, ils y ont immédiatement emménagé, pensant rénover progressivement les lieux. Finalement, les travaux prirent plus d’ampleur que prévu. Karin: « Ayant tous les deux un job prenant, nous nous sommes mis en quête de professionnels du bâtiment. C’est ainsi que nous avons rencontré Raymond Dekker de A Builders’ Companion. Une collaboration idyllique qui perdure encore aujourd’hui. » Des travaux de gros œuvre n’ont pas été nécessaires étant donné que les précédents propriétaires avaient déjà rendu les différents bâtiments habitables et qu’ils les avaient reliés entre eux. Ils ont commencé par installer une salle de bains à l’étage et l’ancienne grange à foin qui abritait chambre et salle de bains a ensuite reçu un nouvel agencement. Karin: « L’idée des portes vitrées mates qui scindent la douche de la toilette m’est venue d’un hôtel où j’ai logé au Cap. C’est devenu un espace des plus agréables. Et même après cinq ans, la sensation de luxe est restée intacte. »

Tissus à toucher

D’autres améliorations ont encore été apportées à la maison avant que le couple ne s’attelle à la décoration de celle-ci. Karin: « Auparavant, nous vivions dans une toute petite habitation. Nous n’avions donc que très peu de meubles. Je rêvais d’une fermette à la fois robuste, élégante et tendance. Une atmosphère d’antan composée d’éléments neufs. Mais je n’avais pas la moindre idée de comment réaliser ce souhait. Force est de reconnaître que l’offre de meubles, de tissus et de couleurs est tellement vaste qu’il est très difficile de poser les bons choix. Heureusement, nous sommes tombés sur un article de magazine vantant les talents de Wytske. Dès notre première rencontre, j’ai d’emblée su que notre collaboration serait fructueuse. La vision de Wytske sur les couleurs a été une réelle source d’inspiration. » Wytske: « Karin a été ma première vraie cliente et je lui suis infiniment reconnaissante pour sa confiance. » Ensemble, les deux femmes se sont mises en quête des couleurs qui habilleraient les murs, des tissus que revêtiraient les fenêtres et des meubles qui offriraient tout le confort recherché. Karin: « Il faut toujours que je passe la main sur un tissu, que j’en sente la texture. À mes yeux, les étoffes dialoguent entre elles. Je tiens probablement cela de ma mère, qui dessinait des motifs pour tissus et papiers peints. Wytske a chaque fois su me surprendre avec de jolies combinaisons de satin et de lin transparent. À la fois robuste et élégant. »

Ambiances

Depuis, la maison semble habillée de chaleur et il y fait particulièrement bon vivre. Au rez-de-chaussée, toutes les pièces s’entremêlent et chaque recoin est empreint d’une ambiance différente. Des ambiances créées à l’aide de souvenirs ramenés de lointains voyages et habilement mis en scène autour d’un joli fauteuil ou d’un bureau antique. Karin: « Il est très agréable de se déplacer au fil de ces ambiances. Parfois, nous nous posons au salon, mais très souvent, nous nous installons à la cuisine. Les chaises à manger y sont ultraconfortables. Quand nous donnons des fêtes ou des dîners, la maison prend vraiment vie. Nous accolons la table de la cuisine à celle du couloir – que nous avions choisie avec l’aide de Wytske pour ce genre d’occasions – et dressons une grande table de banquet. Et comme j’ai énormément appris de Wytske en termes de décoration, notre maison est alors encore plus belle. »

Source MAISONS de Charme février/mars 2016 | Photos Sarah van Hove | Texte Yolande Schuur